d'ap.
3 rue des déchargeurs 75001 paris (M° châtelet)
les mercredis et samedis
vacances scolaires:
du lundi au samedi
à 14h30
Un puits oublié que l’on croyait tari. Unique vestige et mémoire ancestrale d’une cité aujourd’hui disparue, jadis luxuriante. Des voix s’en échappent soudain, comme tirées d’un long et profond sommeil. Ce sont celles de Tisiphone et d’Alecto, déesses des profondeurs, à la fois inexorables et bienveillantes. Elles nous content la légende de Troie.
Au fil de leur récit la cité apparaît. Elle est assiégée mais encore bien en vie. Au-delà des remparts la bataille fait rage. Là-bas les hommes. Ici les femmes. La cité bat à leur rythme. A elles de la faire vivre et de la tenir en ordre de marche. Il y a des maisons à entretenir, des enfants à faire sourire, et le moral des hommes à soutenir. A elles d’alimenter la flamme, de puiser l’eau de la vie, de faire un somptueux repas avec de misérables restes et de bâtir les fondations de l’espoir sur le plus désespérant des deuils.
Le travail file entre leurs mains savantes. Fortes, énergiques, méticuleuses, elles pilent le mil et battent le linge comme on frappe un ennemi pour le chasser.
Battons femmes de Troie, battons de toutes nos forces !
Que nos hommes valeureux nous entendent.
On ne peut faire cesser la guerre aux cris affreux
Alors couvrons le tumulte monstrueux !
Battons filles de Troie, battons de toutes nos forces !
Excitons l’ardeur de nos héros.
Que les têtes des grecs tombent sous leurs coups
Et roulent dans la poussière noire et dans la boue !(extrait)
Réunies autour du puits, elles se taquinent, cancanent, se vantent et se défient : une joyeuse comédie pour chasser la peur.
Au-delà de l’histoire des Troyennes, Le Puits conte celle de toutes les femmes saisies par les tourments de la guerre et les glorieux combats qu’elles mènent loin des champs de bataille.
« Tu bâtiras une cité là où cette vache se couchera » Ainsi parla l’oracle au jeune prince Ilos. Celui-ci se mit alors en route et suivit l’animal. C’est au pied du Mont Ida, sur les rives du Scamandre, le grand fleuve, que la vache se coucha. Ilos, y fonda une magnifique cité s’étendant jusqu’à la mer Egée… Ilion… plus tard appelée Troie.
Petit fils d’Ilos, Priam fut un heureux roi de Troie. Au crépuscule de sa vie, sa cité était riche et prospère, enviée de par les terres et les mers ; son fils aîné, Hector, allait lui succéder dignement … mais le destin en décida autrement… Une terrible guerre ravagea cette cité dont il ne reste aujourd’hui que des ruines.
Priam épousa Hécube. Ils eurent de nombreux enfants. Parmi eux, Pâris. Alors enceinte de celui-ci Hécube fit un songe affreux au cours duquel elle vit sa cité en flammes. On lui prédit alors le pire : « Entends bien ceci, reine de Troie, ce second fils qui va naître, c’est la mort. La mort pour toi et pour tous les tiens ! Tue le ! Tue le avant qu’il ne pousse son premier cri. » Mais ni Hécube, ni Priam ne purent se résoudre à tuer leur fils ; Ils l’éloignèrent cependant de la cité. Le temps passa. La mémoire s’effrita. L’enfant devint homme et il revint chez lui. Il y fut chaleureusement accueilli. Et il devint Prince Ambassadeur. Priam l’envoya en Grèce, à Sparte. Le destin était en marche. A Sparte, Pâris se prit d’une passion ardente pour Hélène, femme de son hôte Ménélas, roi de Sparte. Le jeune prince enleva Hélène et l’emmena chez lui, à Troie. Et Priam les accueillit.
Outragé Ménélas, appela tous les rois grecs à le venger de cet affront. Aucun ne manqua à l’appel. Ulysse, Ajax, Nestor, Patrocle et même Achille, le plus redoutable d’entre eux…. l’invincible Achille ! Les Grecs se rassemblèrent à Aulis, sous le commandement d’Agamemnon. Les vents ne leur étaient pas favorables. Pour obtenir leur clémence, Agamemnon sacrifia sa fille Iphigénie. Sa flotte de mille navires grecs put enfin prendre la mer et débarquer sur les rives Troyennes pour venger Ménélas… Et ce fut la guerre.
Forte, à l’abri de ses remparts, la cité de Troie assiégée tint bon durant dix ans… jusqu’au jour où…
Violetta Wowczak
Sylvie Borten
Violetta Wowczak
Sylvie Borten
Elle interrompt des études de médecine en 4e année pour se lancer dans une carrière théâtrale. Elle suit la classe libre de l’Aktéon théâtre école ainsi que de nombreux stages notamment avec Carlo Bozo et Michèle Guigon. Elle travaille avec Violetta Wowczak depuis 1992, avec qui elle coécrit de nombreux spectacles. Leur album, Aliocha ou le secret du vent paraît en 2005 chez Casterman aux éditions Duculot. On a pu la voir au théâtre dans Love me Lucile, comédie rock’n’roll musicale d’après Molière (rôle de Mme Renée), Le jour de la photo de classe monologue adapté de la nouvelle de Dan Simmons (rôle de Melle Geiss, Barouf à Chioggia (rôle de Toffolo la Marmotte) et L’Eventail de Goldoni (rôle de suzanne), L’Oiseau vert de Carlo Gozzi (rôle de Sméraldine), La guerre c’est pas pour s’amuser d’après Calaferte (récitante), Les Deux canailles sur un canevas de Carlo Bozo (rôle de la servante), La Condition qu’elle co-écrit avec Violetta Wowczak (rôle de Emy Naracott), Les Diablogues de Rolland Dubillard et ainsi que dans de nombreux spectacles pour le jeune public.
Isabelle Degraeve
Jeune comédienne de 22 ans, elle découvre le théâtre à neuf ans à l’école et depuis ne cesse de le pratiquer. Issue des ateliers de Violetta Wowczak elle a été également élève de Colette Louvois et Danièle Netter. Aujourd’hui en voie de professionnalisation, c’est sa troisième collaboration avec Violetta Wowczak : Love me Lucile, comédie rock’n’roll musicale d’après Molière (rôle de Magdelon) ; L’Oiseau vert de Carlo Gozzi (rôle de Ninette). On a pu aussi la voir la saison passée dans 8 femmes (rôle d’Augustine – mise en scène d’Alexis Mahi). Elle a en projet avec ce dernier Trois soeurcières d’après Terry Pratchett (rôle de Magratte Goussed’ail).
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